Birthday à Clem!

Birthday à Clem!
En la mémoire del a fête à Clem... ça c'était du party! :)
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# Posté le mercredi 23 septembre 2009 00:14

Feather

Feather
Telle une feuille virevoltant au gré du vent, ma conscience, plume légère, s'essouffle en cercles vains autour des statues. Acrobate du ciel, elle ne suscite plus de réactions, qu'une oeillade, un sourire, un haussement d'épaules, un reniflement de dépit. Elle s'épuise, exécute les prouesses les plus périlleuses, on l'ignore, on la méprise. Elle ralentit la cadence. Ses forces déclines, elle frôlent le sol. Elle crie, dans le vent, un cri déchirant. Mais qu'est-ce qu'un cri dans le vent? Un hurlement de plus colporté d'un océan à l'autre, ignoré. Elle s'époumane en vain. Elle s'écrase. Elle se meurt. Elle s'émiette. Éclate en sanglots. On l'a oublié. À quoi bon s'en souvenir. Elle ne vole plus. N'épate plus. Qui se soucie d'une plume qui n'arrive plus à flotter?
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# Posté le mercredi 23 septembre 2009 00:11

Poème spatial?


De ta dune je désespère
Alors que ma fierté erre
De par le monde et ta galaxie
Échouée sur un anneau planétaire
À mille années-lumières de ta voix lactée
Berceus étoilée d'un sentiment condmané
Dénudé de ses hardes d'inhibition
Satellite d'une raison déphasée
Trou noir rassasié de ta présence
Qui se perd aux confins de mon univers
Déporté sur cette colonie malheureuse
Insuffisante à la survie de l'âme
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# Posté le jeudi 19 février 2009 16:52

Et ça continue

Voilà un petit texte que j'ai eu le plaisir de lire devant quelques collègues. En espérant que, même si la prestation orale ni est pas, vous apprécierez!

Dernière minute

Blanc. Ce n'est pas la couleur naturelle du papier il me semble. Je crois plutôt que c'est jaune, ou alors brun. Ne travaillant pas dans une usine de pâtes et papier, je ne saurais dire. Mais ce n'est décidément pas le blanc! Et pourtant, ma feuille, elle, reste blanche. C'est perturbant. En fait, c'est même la première fois que ça m'arrive. On pourrait dire qu'Avant aujourd'hui, j'étais vierge du syndrome de la page blanche. Vierge de cette angoisse qui vous prend aux trippes alors que le temps prend son envol devant soi et que le deadline approche. Je n'aime décidément pas cette sensation. J'aurais préféré garder ma virginité. Je vivais tout de même très bien avec elle. M'enfin. C'est plus trop le temps de se plaindre. Ce serait plutôt le temps de noircir cette page. Allez. Pense... encore un peu plus. Ça ne sert à rien. Rien ne vient. L'hémisphère droit reste muet. Ou alors devrais-je être à l'écoute du gauche? Lequel est la logique, lequel la création? Zut! Je perds encore du temps! Et lui qui d'habitude travaille si bien sous pression. Il produit des trucs intéressants, comme ce texte sur une drag queen qui m'a valu une excellente note. Une minute. Doit-on dire une ou un drag queen? Est-ce le féminin qui l'emporte cette fois, ou la présence du masculin se fait-elle encore sentir? Lors de sa rédaction, qu'avais-je écrit, un ou une? Enfin, au pire, on me reprendra, ce ne serait pas la première fois. Encore du temps de perdu... et cette idée qui me trotte dans la tête, qui semblerait être prometteuse. Un siège de train qui vacille sur lui-même. Voilà une base intéressante... oh, ouais, c'est du déjà vu. Dans un texte de ce prof qui enseignait des romanciers au teint olive... je ne me rappelle plus de son nom. Ouf, c'est curieux à quel point les idées qui nous viennent à l'esprit devant une page désespérément vide peuvent manquer d'originalité. Elles proviennent souvent d'autrui, comme mon idée de rédiger l'histoire d'un petit poisson gay ou alors de parler de Scarlett Johansson... Ça aussi du déjà vu. Et j'ai oublié le nom de cet interprète également. Je crois que ça datait de l'année passée... et qu'un verre fut brisé... Bon, voilà que j'en perds des bouts. L'idée aussi de me laisser faire, de dire oui pour dépanner. J'aurais dû dire non. Mais bon, ce sera pour la prochaine fois. Maintenant, il est trop tard. Autant essayer de produire de quoi de constructif. Je pourrais toujours tenter d'inventer une histoire racontant les aventures d'un petit robot voulant dominer le monde. Du genre, quatre pieds et demi, large d'un mètre et armé jusqu'aux dents. Mouais. Et faire rire de moi jusqu'à la fin de mes jours. Ah... toujours cette volonté de plaire aux autres. Si j'ai le goût de leur raconter l'histoire d'un petit robot fif qui veut dominer le monde, j'ai le droit. Et s'ils n'aiment pas ça, alors je n'aurai qu'à leur conter cette blague, à propos de l'initiation sexuelle d'un des enseignants du programme de littérature alors qu'il avait treize ans...

# Posté le lundi 14 avril 2008 11:38

Création 2 (original comme titre non?)

Clarté

Ce matin, j'ai un bon pressentiment. Il fait soleil. Je me sens bien. C'est aujourd'hui. C'est dans l'air. Ce doit être une journée chanceuse. Je me sens frétiller jusqu'aux tréfonds de mon être. J'anticipe ce frisson qui prend naissance dans mon pied gauche, se répand dans la jambe droite, transperce mon bassin, foudroie mon épine dorsale pour terminer sa course en résonnant sur ma calotte crânienne. J'ai rarement perçu mes idées aussi clairement. Elles scintillent dans ma tête telles des enseignes au néon le long d'une rue passante à la nuit tombée. Je vais la voir. Je vais lui parler. Elle va m'écouter. Elle m'acceptera. Je serai heureux. Je serai enfin un homme.

La voilà! Je la vois. Je me suis répété cette scène des milliers de fois, je ne peux pas me tromper. Ce n'est pas compliqué! Je la salue et l'entraîne à l'écart. Je commence à lui parler, de tout, de rien. Rapidement, j'en viens au vif du sujet. Je lui déclame mes sentiments. Je lui avoue que je ne rêve que d'elle. Que je suis prêt à vouer le restant de mon existence à la combler, la protéger, lui éviter tout souffrance. Et elle me souris, me dit qu'elle est touchée, qu'on ne lui a jamais rien dit d'aussi beau. Je peux maintenant la prendre dans mes bras et l'embrasser... Voilà comment cela va se passer. Ne me reste qu'à agir. Allez, un peu de courage!

Tout s'est bien passé. Sincèrement. En fait, rien n'aurait pu aller mieux. Bon, bien sur, je bégayais légèrement au début, mais qui aurait pu s'en empêcher. J'ai tout de même réussi à garder le contrôle et fixer mon regard sur ses yeux. Je n'ai même pas esquissé ne serait-ce qu'un coup d'oeil vers sa poitrine, bien que ce fut tentant. Et elle m'écoutait, me regardant même dans les yeux. Je lui parlais du temps qu'il faisait, de la fin de session. Bref, tout était parfait. J'ai même réussi mon lien subtil sur mes sentiments, lui présentant la chose de manière poétique. J'ai comparé son regard au turquoise d'une baie ensoleillé, ses cheveux à un champ de blé, son sourire au croissant de la lune. Tout était parfait. Ne me restait plus à moi que de la prendre dans mes bras et l'embrasser. Alors pourquoi a-t-il fallu qu'elle me sorte cette foutue réplique, que l'on dirait du magazine Cool! ?

« Ah, t'es super fin, t'es super gentil. T'es attentionné, t'es drôle. Sérieusement tu as vraiment tout pour toi. Le hic, c'est que... TU N'ES PAS MON GENRE... »

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# Posté le vendredi 11 avril 2008 14:28